Les jumeaux Monternot remportent le concours du « vin presque parfait »
Jacky et Bernard Monternot se ressemblent comme deux gouttes d’eau : logique puisqu’ils sont jumeaux.Cela fait plus de trente ans que ces deux frères ont repris le domaine viticole de leur famille à Blacé et qu’ils participent à de nombreux concours. « Cela nous permet d’avoir des avis positifs ou négatifs de clients et d’amateurs sur notre vin », commente Jacky. « C’est toujours important de connaître sa propre évolution. Si on reste au fond de sa cave, il est difficile d’avancer », ajoute Bernard.
« Un vin presque parfait »
L’année dernière, les deux compères reçoivent par mail un dossier de candidature afin de participer à une nouvelle compétition : « Un vin presque parfait ». Étonnamment de la part des jumeaux : « On connaissait le principe d’ Un dîner presque parfait mais pas cette nouvelle formule. Nous n’avions pas souhaité y participer à l’époque. Mais au vu du temps très maussade de cette année et du froid qu’il y a fait dans les caves, on a tenté une première expérience en s’inscrivant sur Internet » développe Bernard. Le vin qu’ils ont souhaité présenter au jury du concours est un Beaujolais village fruit et terroir 2011. Des échantillons ont été déposés dans un dépôt de Villefranche afin qu’ils soient acheminés vers Paris pour la dégustation. En ce qui concerne la suite du concours, les deux frères n’en savent pas plus. Quelques semaines après, un mail leur stipule que leur vin est l’heureux gagnant de la compétition sur tous les crus de France ayant été présentés. « On a ressenti une immense joie ! Cela va nous donner la possibilité d’accoler des macarons sur nos bouteilles. Un avantage pour la vente », se réjouit Jacky. Une récompense de plus dans les nombreuses consécrations qu’ont déjà reçues les jumeaux.
Deux regards différents sur le vin
Depuis quatre générations, le domaine Monternot à Blacé est passé de père en fils. C’est leur arrière-grand-père qui en 1850 achète les premiers terrains. Aujourd’hui, la propriété s’étend sur 13 hectares que les jumeaux essayent de cultiver le plus naturellement possible : « On s’attache à ne pas trop traiter les vignes avec des produits chimiques. C’est important de laisser faire la nature », explique Jacky.Pour lui, travailler avec Bernard est une réelle force. « Nous avons deux regards différents sur les vins lors des dégustations. Cela nous permet de discuter ensemble du résultat obtenu et de faire toujours mieux à chaque fois », ajoute Bernard. « Du reste, les jumeaux sont choses courantes dans la famille. Nos grandes sœurs sont aussi des jumelles ainsi que nos petits-neveux… ».Qui sait, peut-être reprendront-ils l’exploitation à leur tour dans quelques années.
Léa Cordonier
